Les Trans Musicales, vitrine de Rennes à l’international

Le festival de musique rayonne à l’étranger, au point d’attirer chaque année des dizaines de journalistes étrangers. Des amateurs de musique pour la plupart, pour qui témoignent de la rareté de ce type d’évènement.

Non la rue St Michel n’est pas la seule figure de proue de la capitale bretonne. Depuis de nombreuses années le festival des Trans Musicales s’efforce de faire parler de lui sur toute la planète, et à travers lui de la ville. Cette année encore, ils étaient 33 journalistes internationaux à être accrédités. Une tendance « constante par rapport aux autres années » explique Jérémy Méléard, en charge des relations presse internationale. Aucune tendance ne se démarque en ce qui concerne leurs supports : « du webzine, du média online, des médias papiers, radios… ». Leur intérêt porte en revanche clairement pour la programmation musicale, car « ils viennent pour la découverte » explique l’attaché de presse.

Partenariat avec une radio de Seattle

Chris_KelloggDes nouveautés suffisamment pointues pour attirer la radio américaine KEXP, référence mondiale en matière de diffusion de musiques indépendantes et basée à Seattle. Un partenariat a donc été mis en place avec les Trans Musicales depuis l’année dernière, notamment pour l’enregistrement de 13 sessions live en vidéo. Son directeur des programmes, Chris Kellogg avait fait le déplacement pour voir ce qu’il estime être « un des meilleurs festivals dans le monde ». Son choix du festival rennais s’explique par « une riche histoire dans la programmation d’artistes qui n’étaient pas connus et qui ont explosé » après leur passage aux Trans. Il estime donc les rennais chanceux car « toutes les villes et même tous les pays n’ont pas un tel festival ».

Montée en puissance dans les années 2000

Cette dimension internationale des Trans Musicales s’est développée à partir des années 80. Journaliste belge indépendant, Eric Bussienne y vient le couvrir pour la première fois en 1987 après y avoir joue l’année précédente. Il se souvient alors à ce moment là de « l’arrivée de la presse anglaise ». Revenu après une longue absence au début des années 2000, il décèle « une montée en puissance ». Eric BussienneCe sont en effet des professionnels et des médias de 20 nationalités qui sont désormais représentés avec des articles au Brésil, au Canada, en Colombie, au Ghana et en Inde. Comme pour son homologue américain, le journaliste belge explique ce succès par « la découverte de la nouvelle scène » et notamment « ce qui va bientôt arriver chez [eux] ».

La différence ? Des artistes accessibles

Mais l’explication est à aller chercher pas loin, dans l’organisation même des Trans Musicales car « il y a une envie de faire partager les découvertes » pour Eric Bussienne. Cela se traduit notamment par « la facilité à réaliser de nombreuses interviews ». Les habitudes des festivals de musique étant plutôt de « cantonner les journalistes à des rôles de spectateurs ». Une accessibilité qui va jusqu’aux plus jeunes, qui via leurs structures jeunesses souvent aussi « jouer » au journaliste le temps du festival. Si les Trans sont donc une habitude pour les rennais, il est aussi à la fois une belle vitrine pour la ville, et une chance pour les amateurs de musique. Et ce sont les journalistes étrangers qui le disent.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *