Rennes : la mairie imagine la transition écologique de demain

D’ici 2020, la mairie de Rennes souhaite que 5% des marchés publics soient conclus avec des entreprises employant des personnes en situation d’insertion ou de handicap. C’est l’un des objectifs d’un plan d’action pour des commandes publiques « responsables » impulsé par la municipalité. Présenté par Nadège Noisette du groupe écologiste, il a été adopté à l’unanimité par le conseil municipal du 16 avril.

La majorité municipale a élaboré un schéma prévisionnel, afin de promouvoir des achats publics davantage respectueux des trois axes du développement durable : social, écologie et économie. L’initiative n’est pas isolée puisque depuis juillet 2014 et la loi relative à l’Économie Sociale et Solidaire, toutes les municipalités françaises ayant des achats supérieurs à 100 millions d’euros  annuels (hors taxes), ont l’obligation de réaliser ce plan prévisionnel. Avec 83 millions d’euros de dépenses publiques en 2017, la ville de Rennes n’atteint pas le seuil établi par la loi mais cette décision a « vocation à sensibiliser les autres donneurs d’ordres », selon Nathalie Appéré.

Une initiative qui fait suite à la COP21

Parmi leurs objectifs, la mairie espère pouvoir inciter la responsabilité sociale des entreprises locales et notamment leur impact environnemental. L’environnement est en effet au cœur de ce projet, qui vise à promouvoir la transition écologique dans le cadre des accords de Paris lors de la COP21. Plus précisément, les élus se sont penchés sur les solutions à apporter au gaspillage alimentaire mais aussi sur la mise en place d’une économie circulaire.

Ce « Schéma de Promotion des Achats Responsables » devra être suivi non seulement par la ville de Rennes mais aussi par Rennes Métropole ainsi que le Centre Communal d’Action Social (CCAS). En effet, cette feuille de route s’inscrit dans une démarche de commandes publiques groupées, lancée en 2016 à travers la création de la centrale d’achat REGATE (Rennes Groupement Achat Territorial). Le but premier poursuivi par REGATE était la réduction des coûts, en mutualisant les achats publics. L’aspect du développement économique était aussi mis en avant par la municipalité, en argumentant qu’elle devrait faciliter l’accès aux marchés publics des petites et moyennes entreprises, ainsi que des entreprises d’insertion.

Désormais, la centrale d’achat visera également à promouvoir la transition écologique par des investissements durables. D’ici 2020, les trois institutions réunies autour de ce projet comptent atteindre l’objectif de 80 % d’éléments sociaux et/ou environnementaux intégrés à leurs marchés publics.

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